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LES SYSTEMES DE PROTECTIONS

Avertisseurs de radars GPS : légaux ou illégaux ? la nouvelle législation


     Avertisseur de radars, détecteur de radars, outils d'aide à la conduite (aussi appelés assistants d'aide à la conduite) : voici des termes bien similaires en apparence mais pourtant bien différents aux yeux de la loi. Et pour compliquer un peu plus cette affaire, nous entendons depuis quelques temps tout et son contraire, chacun y allant de son explication. Nous avons essayé au travers de cette page d'expliquer de manière la plus précise et la plus simple possible les différences entre ces produits et surtout ce qui devient illégal et ce qui reste légal.

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     Comme vous avez pu le comprendre de nombreux changements ont fait leur apparition depuis la sortie, en date du 4 janvier 2012, d'une nouvelle législation et de son décret d'application, concernant l'usage des avertisseurs de radars, nouvelle législation applicable depuis le 5 janvier 2012.
     Jusqu'au 4 janvier 2012, l ’avantage principal de ces avertisseurs de radars était leur légalité. A ce jour tout est réellement différent même si en apparence rien ne change pour l'utilisateur.

Qu'est ce qu'un avertisseur de radars ? Est ce légal au jour d'aujourd'hui ?

     Un avertisseur de radars est un petit boitier disposant à l'intérieur d'un récepteur GPS et surtout d'une base de données informatique permettant de prévenir l'usager lorsque celui- ci arrive à proximité d'une cabine de radars automatique. De nombreuses marques se disputent ce marché, notons par exemple les plus connues : Inforad, Navirad, Alerte GPS, Coyote ... Jusqu'au 4 janvier 2012 ces appareils étaient légaux. Depuis le 5 janvier 2012, ces appareils deviennent illégaux car avertissant de manière précise la présence d'une cabine de radars. Ces avertisseurs sont remplacés par les "outils d'aide à la conduite" qui eux restent légaux. Le boitier reste le même, seule la base de données informatique change. En effet pour que votre ancien avertisseur de radars devenu illégal redevienne légal, il suffit de le mettre à jour via le site internet du constructeur si celui ci ne l'a pas déjà fait de manière automatique,, ce qui aura pour effet d'effacer l'ancienne base de données et de la remplacer par une nouvelle base de données, qui sera elle légale. Votre avertisseur deviendra alors un "outil d'aide à la conduite", beaucoup moins précis qu'apparavant .

Outil d'aide à la conduite : quelles différences avec un avertisseur de radars ?

     Comme indiqué ci dessus, la seule différence notable entre un avertisseur de radars à ce jour devenu illégal et un "outil d'aide à la conduite" à ce jour légal est le contenu de la base de donnése informatique stockée dans l'appareil. En effet un avertisseur de radars indiquait seulement la présence des radars fixes à une distance de 500m environ et de quelques zones dîtes "à risque" (en réalité les zones ou s'effectuaient de manière régulière des contrôles de vitesse à l'aide de radars mobiles) alors que "l'outil d'aide à la conduite" signalera désormais la présence de radars fixes dans un espace beaucoup plus important (environ 2 à 4km ) mais surtout ces informations seront noyées dans un nombre beaucoup plus important de zones dîtes à risque (voir ci-contre l'explication détaillée) : résultat ? Vous serez alerté dans 90% des cas pour rien puisque dans 9 fois sur 10 l'appareil sonnera alors qu'aucun radar ne sera présent.

 


Les cabines automatiques et zones à risque : les détails du nouveau sytème d'alertes

     Suite à la nouvelle réglementation en application depuis le 5 janvier 2012, les cabines de radars automatiques ne peuvent plus être signalées de manière précise par un assistant d'aide à la conduite (Sur autoroute, la distance de la zone à risque sera d'au moins 4km, sur route de d'au moins 2km et en ville de 300 à 500m minimum). De plus ces informations sur l'emplacement approximatif des cabines de radars seront désormais noyées dans un nombre beaucoup plus important de zones à risques, qui sont désormais des zones dangereuses : travaux, virages difficiles, intersections dangereuses, radars pédagogiques, zone de diminution soudaine de vitesse... Comptez que pour une cabine signalée, vous serrez désormais averti environ 9 fois pour le signalement de zones à risque, bref vous serez dans 90% des cas averti...pour rien. L'assistant d'aide à la conduite perd donc de son intérêt, là étant bien le but de cette nouvelle législation.

 

La consigne qui va "tuer" l'assistant d'aide à la conduite

     Grâce à un paragraphe présent dans l'accord signé en juillet 2011 entre les principaux fabricants et le gouvernement, celui ci se réserve le droit d'insérer autant de zones dangereuses que nécessaire en plus de la position approximative des radars fixes. Suite à une publication de la sécurité routière relayée par certains grands quotidiens comme "le parisien" ou "aujourd'hui en France", les préfets de chaque département auraient reçu l'ordre de fournir le plus rapidement possible (avant le 21 octobre 2011) une carte du département comportant les zones de danger. Par exemple dans le département du Rhône, pas moins de 150 zones à risques seraient recensées, en plus des zones ou sont implantées les cabines de radars automatiques (environ 25).

Le cas des avertisseurs communautaires

     Autre aspect négatif de cette nouvelle législation, l'avertisseur communautaire perd complétement de son intérêt initial. Tout d'abord, comme pour les avertisseurs de radars classiques, le signalement exact des radars fixes ne sera plus possible, mais seulement de zones à risques. Mais surtout la fonction permettant de signaler de manière pécise un radar mobile ne sera plus possible, seul le signalement d'une zone à risque sera encore permise. L'utilisateur risque donc de se retrouver confronté à un nombre d'alertes encore plus important pour le signalement de zones ou ne sévit aucun radar mobile

Que risque t'on désormais pour l'usage d'un avertisseur de radars ?

     L'usage d'un avertisseur de radars est désormais sanctionné par la saisie de l'appareil, une amende de 1500 euros maximum et la perte de plusieurs points sur le permis de conduire. Il n'y a donc à notre sens plus aucun intérêt à essayer de conserver un avertisseur de radars ancienne génération.
Même sanction pour les utilsateurs d'applications non mises à jour sur un téléphone portable, PDA ou GPS.

 

Avertisseur de radars GPS Mini-Coyote

     Coyote, fabricant d’avertisseur de radars haut de gamme, se retouve confronté à un problème majeur, puisque son produit qui n'était rien d'autre qu'un détecteur de radars rendu légal par le service communautaire, se retrouve privé de son intérêt principal. Seul bémol, le fabricant a procédé à la mise à jour automatique de tous les appareils en circulation, ceux ci ne sont dons pas illégaux.



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